Spécial 15 ans – Ostéoporose

Ce qui a changé en 15 ans

« La découverte de voies de signalisation importantes a permis le développement de traitements ciblés »

Ces 15 dernières années, de nombreux progrès ont été accomplis dans le domaine de l’ostéoporose, que ce soit dans la compréhension des mécanismes de régulation du métabolisme osseux, dans l’identification des patients à risque de fractures et dans la prise en charge thérapeutique. Voici quelques-uns de ces progrès.

Remboursement de l’absorptiométrie biphotonique

Tout d’abord, la mesure de la densité minérale osseuse par absorptiométrie biphotonique est remboursée, sous certaines conditions, depuis 2006.

Notre arsenal thérapeutique s’est enrichi avec de nouveaux traitements disponibles

• Le tériparatide est disponible depuis tout juste 15 ans (septembre 2004) et a été le seul traitement anabolique pendant très longtemps. En plus de la voie orale, les bisphosphonates ont pu être proposés par voie injectable avec l’ibandronate (une perfusion tous les 3 mois) qui n’est cependant actuellement plus remboursé, et surtout en 2006 avec l’acide zolédronique, en perfusion annuelle.

• La découverte de voies de signalisation importantes, telles que RANK/RANKL/ostéoprotégérine pour la résorption osseuse et la voie Wnt/bêta-caténine pour la formation osseuse a permis le développement de traitements ciblés. Le dénosumab (anticorps monoclonal humain anti-RANKL), a été la première biothérapie disponible dans l’ostéoporose, prescrite en injections sous-cutanées tous les 6 mois et remboursée pour le traitement de l’ostéoporose post-ménopausique chez les patientes à risque élevé de fractures en deuxième intention en relais d’un traitement par bisphosphonate.
Le romosozumab, anticorps anti-sclérostine, vient d’obtenir en octobre 2019 un avis favorable pour l’autorisation de mise sur le marché par le comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l’Agence européenne des médicaments (EMA) dans le traitement de l’ostéoporose sévère chez les femmes ménopausées présentant un risque élevé de fracture et n’ayant pas d’antécédents d’infarctus du myocarde ou d’accident vasculaire cérébral.
Ce dernier traitement est donc un nouveau traitement anabolique qui diminue notamment rapidement le risque de fractures vertébrales et aura certainement une place importante dans la prise en charge des ostéoporoses sévères.

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