Spécial 15 ans – Imagerie

Imagerie diagnostique

Moins d’irradiation

Du côté de l’imagerie diagnostique, il faut noter que des avancées technologiques au cours des 15 dernières années ont permis une importante baisse de l’irradiation délivrée au cours d’une exploration scanographique. Cette baisse a été rendue possible par l’amélioration de la sensibilité des détecteurs, par la modulation automatique de la dose délivrée en fonction de l’épaisseur traversée, par l’utilisation des méthodes de reconstruction itérative (à la place de la rétroprojection filtrée, utilisation possible grâce à l’augmentation de la puissance des ordinateurs).
La ré-orientation progressive des indications ostéo-articulaires d’exploration par scanner vers une exploration IRM, par exemple l’exploration des névralgies ou des lombosciatiques, contribue à une diminution globale de l’irradiation médicale.
Dans les années à venir, il faut que les prescripteurs prennent conscience de la nécessité de diminuer l’irradiation médicale, limitent les demandes de scanner aux indications reconnues, et évitent la répétition des examens. La sauvegarde des données d’imagerie, sur support personnel, ou sur des serveurs nationaux, devrait permettre de limiter les examens répétés inutilement.

Imagerie corps entier scanner/IRM

L’imagerie corps entier a évolué. Elle se trouve facilitée en IRM par l’amélioration de la résolution spatiale et de la résolution en contraste sur des grands champs d’exploration (amélioration des performances des antennes et des gradients), et par l’application de facteurs d’accélération de l’acquisition des images. Ses principales applications sont l’exploration des myopathies, myosites, myélome, granulomatoses. L’imagerie corps entier n’est pas limitée à l’IRM. Au scanner, les protocoles d’acquisition corps entier basse dose permettent une exploration de tout le squelette en une vingtaine de secondes, et ce, avec une irradiation comparable à celle d’une exploration radiographique, mais avec une sensibilité de détection des phénomènes ostéolytiques bien supérieure, et une pénibilité pour les patients bien moindre. Le scanner corps entier basse dose est ainsi devenu une méthode de référence pour la recherche des atteintes osseuses du myélome. D’autres indications du scanner corps entier basse dose émergeront dans les années à venir, notamment pour l’exploration de maladies osseuses constitutionnelles.

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