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Indication de la tomographie par émission de positon couplée au scanner dans la pseudopolyarthrite rhizomélique et l’artérite à cellules géantes en 2019

Introduction

La pseudopolyarthrite rhizomélique (PPR) est un rhumatisme inflammatoire touchant préférentiellement les ceintures et survenant chez des patients de plus de 50 ans. L’artérite à cellules géantes (ACG), ou maladie de Horton, est une vascularite des gros vaisseaux, touchant également les patients de plus de 50 ans qui est associée à une PPR dans environ 15 % des cas. PPR et ACG sont souvent considérées comme des expressions cliniques différentes d’un même spectre de maladie.
Le diagnostic de la PPR repose principalement sur l’élimination des diagnostics différentiels (polyarthrite rhumatoïde, rhumatisme à pyrophosphate de calcium…), sur la présence d’un syndrome inflammatoire marqué et sur l’amélioration rapide et franche des signes cliniques et biologiques sous corticoïdes.
Quant au diagnostic d’ACG, l’examen de référence est la biopsie d’artère temporale, qui souffre cependant d’un manque de sensibilité.
Depuis le début des années 2000, de nouvelles méthodes d’imagerie ont progressivement trouvé leur place dans les stratégies diagnostiques de ces deux maladies (échographie, doppler, imagerie par résonance magnétique, etc.). Parmi ces nouvelles modalités, la tomographie par émission de positon couplée au scanner (TEP-scanner) a fait l’objet de nombreuses publications.

La tomographie par émission de positon couplée au scanner : un indéniable progrès

C’est un examen peu invasif, initialement très utilisé pour le diagnostic et le suivi des cancers, mais dont les indications sont de plus en plus élargies. Son coût est élevé, environ 1 200 €. L’intérêt de la TEP-scanner repose sur le fait qu’elle permet de coupler une analyse morphologique précise, grâce aux images de scanner, à une analyse métabolique, grâce à la TEP. Le marqueur le plus utilisé en rhumatologie, et en particulier pour la PPR et l’ACG, est le 18-fluoro-désoxyglucose (18-FDG), un analogue du glucose marqué au fluor radioactif. Comme le glucose, il va être transporté dans les cellules en fonction des besoins du métabolisme glucidique. Les cellules en renouvellement actif (cellules cancéreuses, cellules inflammatoires) et à métabolisme glucidique très actif (cerveau, cœur), vont donc capter une grande quantité de ce traceur. Le rayonnement gamma issu de ce radiotraceur, proportionnel à la concentration locale du 18-FDG, est ensuite transformé en une valeur quantitative, la standardized uptake value (SUV) ou valeur standardisée de fixation. Cette valeur est souvent comparée à celle du foie et est considérée comme pathologique si elle lui est supérieure.

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