l'expertise pratique en rhumatologie
 

Manifestations ostéo-­articulaires de l’insuffisance rénale chronique : diagnostiquer les douleurs et adapter le traitement

Résumé
Les complications ostéo-articulaires sont très fréquentes chez l’insuffisant rénal chronique sévère avec altération de la qualité de vie. Les arthropathies destructrices par dépôt (amylose β2-microglobulinique et apatite) prédominent. Les possibilités thérapeutiques sont restreintes. La prévention est à privilégier (limitation de la durée d’insuffisance rénale terminale par une greffe rénale qui prévient les nouveaux dépôts avec une stabilité, voire une diminution des dépôts).

Abstract
Osteo-articular manifestations of insufficiency chronic renal : diagnose pain and adapt treatment
Osteo-articular complications are very common in severe chronic renal failure with impaired quality of life. Depositional arthropathies (am2-microglobulin amyloidosis and apatite) predominate. The therapeutic possibilities are limited. The Prevention is to favor (limiting the duration of end-stage kidney failure with a renal transplant that prevents new deposits with stability, or even a decrease in deposits).

 

Les douleurs surtout ostéo-articulaires sont le symptôme le plus fréquent (jusqu’à 81 %) avec une nette altération de la qualité de vie (1). Pourtant, 35 % des patients ne reçoivent aucune thérapeutique pour ces douleurs et pour 75 % des patients, le traitement est inadapté ou dangereux (1, 2).

Arthropathies destructrices

Arthropathies destructrices par dépôts β2 microglobuliniques (β2-M)

La β2-M sérique, filtrée à plus de 95 % par le glomérule, augmente avec l’insuffisance rénale. Des fibrilles amyloïdes se déposent dans l’os et l’articulation avec un effet favorisant de facteurs généraux (une intoxication aluminique, un âge avancé à l’entrée dans la dialyse, les cytokines pro-inflammatoires, une hyperferritinémie) et de facteurs locaux (un pH acide, des micro-traumatismes, des frictions répétées, la présence de glycosaminoglycanes). La dialyse l’épure peu expliquant la prévalence de 21 % à 2 ans de dialyse et de 100 % après 13 ans. La clinique et la présence de géodes intra-osseuses de grande taille font le diagnostic, à confirmer histologiquement si possible. Les biopsies extra-squelettiques utiles au diagnostic des autres amyloses ne permettent pas le diagnostic (3).

La lecture de cet article est réservée aux abonnés.

Découvrez nos offres d'abonnement

Abonnez-vous à la revue et accédez à tous les contenus du site !

  • Tous les contenus de la revue en illimité
  • Les numéros papier sur l'année
  • Les newsletters mensuelles
  • Les archives numériques en ligne

ou

Achetez cet article

Ajoutez cet article à votre panier, procédez au paiement et retrouvez-le dans votre espace.

ou

Inscrivez-vous gratuitement sur Rhumatos.fr et bénéficiez de l'accès à une sélection d'articles !

  • Les actualités spécialisées, dédiées aux professionnels de santé
  • Les newsletters mensuelles