Les nouveautés en imagerie et en thérapeutique dans la maladie de Horton : point sur les dernières avancées

L’artérite à cellules géantes (ACG) est la vascularite la plus fréquente chez le sujet âgé à partir de 50 ans avec un pic d’incidence entre 70 et 80 ans. L’incidence de l’ACG est deux ou trois fois supérieure chez la femme (1).
Avant l’imagerie moderne (échographie, IRM, PET), l’ACG était considérée comme une vascularite atteignant les artères crâniales et notamment l’artère temporale superficielle (ATS), avec cliniquement des céphalées inhabituelles, l’hyperesthésie du cuir chevelu, la claudication de la mâchoire, une induration ou une abolition du pouls temporal, des signes visuels d’installation récente. Avec l’émergence de ces nouvelles techniques d’imagerie, la nature systémique de l’ACG incluant les artères de moyen et gros calibres a permis de reconnaître un plus large spectre de phénotypes cliniques jusque-là suspectés mais non identifiés.

La biopsie des artères temporales (BAT), qui était la pierre angulaire dans le diagnostic de l’ACG malgré une sensibilité modérée (2, 3), a été supplantée dans les recommandations de l’Eular par l’imagerie et notamment l’échographie des artères temporales et des artères axillaires de première intention pour un diagnostic rapide (4) et la BAT n’est plus nécessaire en cas d’imagerie contributive (5). Le développement de la TEP/TDM à la fluorine-18-fluorodeoxyglucose (18F-FDG) peut en outre être utilisé pour l’atteinte des vaisseaux extra-crâniens impliquant l’aorte et ses branches avec une grande précision diagnostique (6-9).
Nous traiterons dans ce chapitre des différentes techniques d’imagerie disponibles en fonction des segments vasculaires étudiés pour le diagnostic et le suivi de l’ACG. Dans un deuxième temps, nous évoquerons les différentes possibilités thérapeutiques.

Les nouveautés en imagerie

Voici un rappel anatomique concernant la place des différents segments artériels que l’on peut explorer en imagerie.
L’artérite crânienne est définie par une atteinte limitée des artères temporales superficielles et de ses branches. L’artérite des gros vaisseaux est définie par une atteinte impliquant les gros vaisseaux extracrâniens (aorte thoracique et abdominale, carotide commune, artères sous-clavières, axillaires et vertébrales).

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