Les douleurs de la gonarthrose : comment les prendre en charge ? que dire à vos patients ?

Résumé
La douleur est le principal symptôme qui conduit le patient arthrosique à consulter. Elle est généralement chronique et non linéaire. Sa prise en charge est essentiellement non pharmacologique et multidisciplinaire. Elle doit comprendre de l’information, de l’éducation au patient, une perte de poids si nécessaire, de l’activité physique (y compris des exercices) et une approche cognitivo-comportementale.

Abstract: The pain of gonarthrosis
Pain is the main symptom that leads patients suffering from osteoarthritis to consult. It is generally chronic and not linear. Pain management is essentially non-pharmacological and multidisciplinary. It should include information, patient education, weight management if necessary, physical activity including exercise and cognitive-behavioral therapy.

L’arthrose est une affection handicapante qui altère fortement la qualité de vie et la santé des patients. Le nombre de cas de gonarthrose ou de coxarthrose dans le monde est estimé à 242 millions. Il va certainement augmenter lors des prochaines décennies, car l’arthrose est surtout associée au vieillissement et à l’obésité. Récemment, il a été démontré que le diagnostic radiologique de l’arthrose du genou était fortement lié au risque de mortalité des maladies cardiovasculaires, du diabète ou encore de l’insuffisance rénale (1). Il n’est pas étonnant que la Food and Drug Administration (FDA) considère que l’arthrose est une maladie grave pour laquelle il n’existe pas de traitement (2).

La douleur est le principal symptôme qui conduit le patient arthrosique à consulter. Elle est généralement aggravée par le mouvement et soulagée par le repos, sauf durant les épisodes de « poussée congestive » qui correspondent à une exacerbation de la réaction inflammatoire. Pendant ces poussées inflammatoires, la douleur s’intensifie, apparaît au repos et la nuit (3). En général, elle est localisée au niveau de l’articulation touchée, mais parfois elle peut s’étendre à une région ou un membre et être référée. Par exemple, la douleur peut être ressentie dans la cuisse et le genou chez un patient avec une arthrose de la hanche. Aux premiers stades de la maladie, la douleur est souvent intermittente devenant plus fréquente et sévère à mesure que la maladie progresse. Il est cependant largement reconnu qu’il existe une faible corrélation entre la gravité de la maladie estimée sur une radiographie standard et la douleur. L’analyse des données de l’enquête « National Health and Nutrition Examination Survey » (NHANES 1) montre en effet que moins de 50 % des patients avec une arthrose radiographique du genou ressentent une douleur au niveau de cette articulation (4). La prise en charge de la douleur chez le patient arthrosique doit tenir compte non seulement de l’origine anatomique de la douleur, mais aussi du contexte social et psychologique du patient.

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