JNR 2019 – Risque imminent de fracture : définition et conséquences pratiques en 2019

Le nombre de fractures ostéoporotiques augmente en raison du vieillissement de la population, et de la hausse du nombre de sujets âgés et fragiles. Les fractures prévalentes sont le principal facteur de risque de fracture incidente, même en prenant en compte l’effet de l’âge, et de la diminution de la densité osseuse. Mais cette augmentation du risque n’est pas constante dans le temps : elle est plus importante dans les suites immédiates du premier événement fracturaire. Ceci a conduit au concept de « imminent fracture risk » (1), ou en français par « risque à court terme de fracture ».
Le concept de risque de fracture à court terme est intéressant dans la prise en charge de patients ostéoporotiques : mauvaise perception du risque de fracture (10 ans est un délai trop long, la fracture est rare, liée à un phénomène accidentel), l’adhésion aux traitements est mauvaise et au final le concept d’un risque à court terme pourrait être plus motivant pour les patients et leurs médecins.

Le risque de refracture est dépendant du temps

Plus que l’antécédent personnel de fracture, c’est la date de survenue qui est un élément à prendre en compte dans l’évaluation du risque de fracture. Le risque de fracture est deux fois plus important chez les sujets ayant déjà fait une fracture, mais ce risque n’est pas constant dans le temps. Il est beaucoup plus important (risque relatif de l’ordre de 5), dans les 2 ou 3 années suivant l’événement fracturaire (1, 2). Le suivi de 4 140 femmes de 50 à 90 ans a confirmé que 23 % des récidives fracturaires survenaient dans l’année suivant le premier événement, 54 % dans les 5 ans (3).
Le risque précoce existe, quelle que soit la fracture initiale. Le niveau de preuve le plus élevé de cette observation a été établi pour les fractures vertébrales. Les principaux facteurs de risque de fracture à court terme sont l’âge avancé, les facteurs de risque de chute, la localisation de la fracture (fracture majeure [fémur, humérus, vertèbre]) et certaines comorbidités (maladies neurologiques) (1, 4).

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