l'expertise pratique en rhumatologie

Les biomarqueurs seront des outils essentiels du prédiagnostic à la prise en charge thérapeutique personnalisée chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR).

Sessions présentées par Dr Fabienne Coury1, Pr Sandrine Guis2, Pr Hubert Marotte3 & Pr Arnaud Constantin4
Services de rhumatologie : 1CH Lyon Sud, Lyon ; 2CHU Marseille ; 3CHU Saint-Étienne ; 4CHU Purpan, Toulouse.

Leur intérêt dans la pré-PR

Les biomarqueurs sont représentés essentiellement par trois familles d’acteurs : les auto-anticorps, les cytokines, les cellules et marqueurs cellulaires.
Les anticorps tels les facteurs rhumatoïdes (FR) et les anticorps anti-protéines citrullinées (ACPA) font partie des critères diagnostiques de la PR (1). Les ACPA+ peuvent être présents chez les sujets non PR de la population générale, il existe alors dans cette population de patients une valeur prédictive positive (VPP) de développer une PR de 5 % dans les 5 ans. Si un sujet a un parent atteint de PR au premier degré et présente des ACPA+, cette VPP augmente à 58 % et même à 64% si les FR sont positifs. S’il existe des arthralgies avec des ACPA+, un sujet voit son risque de développer une PR multiplié par six dans les 12 mois. Il existe aussi d’autres candidats comme les anticorps anti-protéines carbamylées (anti-CarP), les anti-peptidyl arginine déiminase (anti-PAD) ou les ACPA désialylés, etc., mais leur valeur prédictive reste à préciser (2-5). La CRP et les taux sériques de nombreuses cytokines, telles que des cytokines de l’inflammation et RANKL, augmentent au cours de la phase préclinique de la PR. Les différentes études évaluant ces taux de cytokines au cours de la pré-PR suggèrent que leur nombre plus que leur taux individuel est prédictif de la survenue d’une PR (6-8).
Les cellules et marqueurs cellulaires sont un des facteurs impliqués au stade de préPR, par exemple dans 91 % des cas un patient présentant des arthralgies avec plus de neuf clones dominants de lymphocytes B va développer une PR dans les 3 ans. La diminution du taux de Th17 circulants peut être aussi un marqueur (9).
Ces éléments ouvrent des perspectives de prise en charge dès le stade de préPR. Des travaux existent dans des populations à risque avec des traitements préventifs par hydroxychloroquine, rituximab, etc., première étape de la prescription d’un traitement suspensif à un traitement curatif (10).

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