l'expertise pratique en rhumatologie

Imagerie dans l’arthrose : qu’en attendre ?

Session présentée par Pr Damien Loeuille (Nancy)

Radiographie

La radiographie est l’examen à réaliser en première intention. Elle permet d’évaluer rapidement la sévérité de la maladie et de suivre les patients au cours du temps.
À la hanche, les principaux facteurs de développement et de progression de la coxarthrose sont d’ordres architecturaux à type de dysplasies du cotyle, de conflit fémoro-acétabulaire et de dysmorphie fémorale. On considère une progression de hanche pour un pincement de l’interligne > à 0,5 mm.
Au genou, la progression et le développement radiographique reposent sur des techniques standardisées nécessitant un parfait positionnement de l’articulation (incidence en Schuss). Les facteurs identifiés sont principalement d’ordre mécanique à type de défaut d’axation (genu varum, genu valgum), de défaut de stabilisation (lésion méniscale rupture du LCA) et des facteurs généraux (obésité, ethnique [noirs], arthrose digitale).
Concernant l’arthrose digitale, celle-ci est observée avec une nette prédominance féminine dans un contexte familial chez des patients présentant souvent une activité manuelle importante. L’arthrose digitale prédomine sur les IPD2 et 5, les articulations TMC et à moindre degré et de façon indifférente les articulations IPPs.

IRM

L’IRM permet de faire une analyse de toutes les composantes tissulaire formant l’articulation. Cette technique a confirmé que l’arthrose est une « maladie multi-organes » ou toutes les structures articulaires ou non sont impliquées. En IRM, l’arthrose fémoro-tibiale justifie la présence :
- d’au moins une lésion de groupe A : lésion cartilagineuse focale et totale, lésion ostéophytique
- et/ou une lésion du groupe A avec au moins deux lésions du groupe B : œdème osseux, lésion méniscale, lésion du cartilage focale et partielle et mise à nu de l’os sous chondral.
L’arthrose fémoro-patellaire requiert la présence uniquement de lésions cartilagineuses et d’ostéophyte (1). Pour cette raison, les scores semi-quantitatifs développés tiennent compte de toutes les lésions articulaires et abarticulaires visibles. Cette approche permet de déterminer des facteurs locaux susceptibles de favoriser la progression structurale. Parmi celles-ci, la lésion du cartilage reste le principal facteur péjoratif. La réalisation d’une IRM après 50 ans est peu utile sauf lorsqu’une discordance radio-clinique importante est observée (radiographie normale ou subnormale). En effet, après 50 ans, la prévalence des lésions cartilagineuses, osseuses et méniscales augmente graduellement pour atteindre à 65 ans plus de 50 %. Au cours de l’arthrose, la présence de lésions méniscales est rarement symptomatique, seule la présence d’une déchirure complexe sur au moins deux coupes consécutives justifie une prise en charge arthroscopique (Fig. 1) (2).

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