Viscosupplémentation  : quel avenir ? Recommandations de traitement et de retraitement

Le déremboursement des viscosuppléments à base d’acide hyaluronique (AH) et les incertitudes persistantes concernant la cotation de l’acte qui s’y rapporte ont profondément modifié le paysage de la viscosupplémentation en France. En effet, on a vu émerger sur le marché en 2018 un certain nombre de nouveaux viscosuppléments ou de formulation nouvelles de viscosuppléments existants. Si les premières estimations ne sont pas en faveur d’une diminution de la pratique de la viscosupplémentation, on a clairement vu se rééquilibrer le ratio triple/mono injections, comme cela était déjà le cas dans de nombreux pays européens, bien que le protocole en trois injections reste encore le plus pratiqué dans l’hexagone.

Par ailleurs, le “reste à charge” pour les patients, qui était nul pour les viscosuppléments en trois injections inscrites sur la LPPR et d’environ 100 € pour les mono-injections d’AH réticulé, intéresse désormais tous les produits avec des écarts de prix importants, pouvant varier d’un à trois selon le type de viscosupplément.

La viscosupplémentation apparaît donc aujourd’hui comme un “investissement” important pour bon nombre de patients, bien que, rapporté à une année (intervalle le plus souvent pratiqué entre deux traitements), le coût des viscosuppléments est relativement faible, allant de moins de 20 centimes à un maximum de 50 centimes par jour. De ce fait, il incombe désormais au rhumatologue (qui reste de loin le prescripteur numéro 1 d’AH) une responsabilité accrue. Sans que l’on puisse parler véritablement d’“obligation de résultat”, qui n’est pas applicable aujourd’hui à la médecine, il a désormais certainement une obligation “morale” de moyens et d’information. Le patient devenu le payeur se doit d’être précisément informé des chances de succès et d’échec du traitement qu’il va personnellement financer. Concernant l’obligation de moyens, les médecins pratiquant la viscosupplémentation ne peuvent désormais plus se permettre de ne pas bien connaître le nouveau marché des viscosuppléments, le niveau de preuves avancé par les produits émergents, et de ne pas tout mettre en œuvre pour garantir l’administration strictement intra-articulaire du traitement.

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