L’essentiel en un clin d’œil

> Dans la cohorte DESIR, environ 5 % des patients évoluent de la forme non radiographique à la forme radiographique de spondyloarthrite axiale en 5 ans. Cette progression est prédite par l’œdème osseux sacro-iliaque en IRM.
> L’existence d’une fibromyalgie doit être prise en compte dans l’évaluation de l’activité de la spondyloarthrite.
> L’exposition à un anti-TNF réduit le risque de progression radiographique axiale dans la cohorte suisse.
> Le méthotrexate réduit l’immunogénicité et améliore les paramètres pharmacologiques d’un anticorps anti-TNF dans la spondyloarthrite axiale.
> Il existe une dysrégulation de l’axe sclérostine/sérotonine, modulée par la dysbiose dans la spondyloarthrite.

1) Les déterminants de la progression radiographique à 5 ans dans la maladie axiale récente : données de la cohorte DESIR

L’évolution structurale des articulations sacro-iliaques en radiographie conventionnelle a été évaluée à partir des données de la cohorte DESIR, sur les 5 premières années de suivi. Cette cohorte a inclus 708 patients atteints de rachialgies inflammatoires récentes évocatrices de spondyloarthrite pour le rhumatologue, avec un suivi programmé sur au moins 10 ans. Les radiographies étaient lues en aveugle par trois lecteurs expérimentés, selon l’échelle de la classification de New York, pour chacune des sacro-iliaques, réalisant donc un score global d’amplitude entre 0 et 8. Les radiographies étaient faites à T0, M24 et M60 ; l’analyse a porté sur 416 patients avec séries de clichés à T0 et M60. La variation du score continu entre M0 et M60 est faible, mais significative : 1,41 ± 1,68 à 1,60 ± 1,83, p < 0,0001.
Le pourcentage de progresseurs varie en fonction de la définition retenue (Fig. 1), mais globalement, 5 % passent de non radiographique à radiographique (selon les critères modifiés de New York) en 5 ans.
Une étude complémentaire a évalué, en analyse multivariée et en prenant en compte les facteurs prédisposant possibles (HLA-B27, tabac, traitement, CRP, activité de la maladie, œdème osseux sacro-iliaque en IRM), ceux qui étaient associés à la progression radiographique sacro-iliaque. L’œdème osseux sacro-iliaque en IRM à T0 est hautement prédicteur de la progression radiographique (OR : 4,85 ; IC 95 % : 2,95-7,97). Le pourcentage de patients passant de la forme non radiographique à radiographique en 5 ans dans cette cohorte varie entre 2,0 et 13,5 % selon la présence de signes objectifs d’inflammation à T0 (Fig. 2).
Ces résultats représentent une information importante sur l’histoire naturelle de l’évolution structurale sacro-iliaque et soulignent l’importance de la présence des signes objectifs d’inflammation comme facteurs de développement d’une sacro-iliite radiographique.

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