L’essentiel en un clin d’œil

> Lymphome et anti-TNF : différences entre adalimamab et étanercept dans un modèle murin transgénique !
> Le tabagisme passif pendant l’enfance augmente le risque de survenue de PR à l’âge adulte.
> L’appartion de clones dominants dans le répertoire du BCR précède l’apparition d’arthrite.
> Le vobarilizumab (nanobody anti-IL-6) : une molécule prometteuse !
> Le tofacitinib en monothérapie n’est pas moins efficace que le tofacitinib en combinaison ou les anti-TNFα en combinaison.

1) Le traitement de souris transgéniques BAFF par un anticorps monoclonal anti-TNFα est associé à un risque de lymphome plus élevé que le traitement par Étanercept !

La polyarthrite rhumatoïde (PR) est associée à une augmentation du risque de lymphome à cause de l’activité de la maladie. Le registre français RATIO avait permis de montrer que les anti-TNFα augmentaient globalement le risque de survenue de lymphome (SIR = 2,4 [1,7-3,2]). Toutefois, le risque de lymphome était surtout augmenté avec les anticorps (Ac) monoclonaux anti-TNFα (SIR = 3,7 [2,6-5,3]), alors que le récepteur soluble (Enbrel®) n’augmentait pas le risque (SIR = 0,9 [0,4-1,8]). À l’inverse, Mercer LK et al. n’ont pas retrouvé d’augmentation de risque de lymphome à partir du registre de la British Society of Rheumatology et ne trouvaient pas de différence entre l’infliximab (HR = 0,82 [0,37-1,82]) et l’étanercept (HR = 0,78 [0,37-1,66]). Comment expliquer ces résultats contradictoires ? Les Ac monoclonaux et le récepteur soluble diminuent l’un et l’autre l’activité de la maladie et devraient normalement diminuer l’incidence des lymphomes. Cependant, les mécanismes d’action de l’Ac monoclonal diffèrent de ceux du récepteur soluble, comme on a pu le constater avec le risque de tuberculose. Pour expliquer un risque de lymphome plus important avec les Ac monoclonaux comparativement au récepteur soluble, Nocturne et al. ont formulé l’hypothèse que ces deux molécules ayant un mode d’action différent, elles n’agissaient pas de la même manière sur le contrôle de l’immunosurveillance des lymphocytes B activés. Pour vérifier cette hypothèse, les auteurs ont utilisé le modèle murin transgénique BAFF (modèle murin faisant une polyarthrite, une sialadénite et une glomérulonéphrite auto-immunes ainsi qu’un lymphome à l’âge adulte) et ont injecté à ces souris soit un Ac monoclonal humain anti-TNFα, soit un Ac monoclonal murin anti-TNFα, soit le récepteur soluble, soit de l’eau (contrôle), avec au préalable deux injections de méthotrexate (pour limiter l’immunisation) afin d’estimer le risque de lymphome dans chaque groupe de souris. Les lymphomes étaient plus fréquents chez les souris recevant un Ac monoclonal anti-TNF que chez celles recevant le contrôle ou le récepteur soluble (Fig. 1 et Tab. 1).

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