Ce qui a changé en 15 ans

« Sur le plan diagnostique, on note une amélioration de la cartographie de la maladie, et notamment l’atteinte rénale »

Le come-back de l’hydroxychloroquine

Depuis 15 ans, l’hydroxychloroquine (Plaquenil®), considérée par certains comme un traitement uniquement de première ligne, est revenue sur le devant de la scène pour être le pilier de la prise en charge du lupus et a ainsi récupéré ses lettres de noblesse. Certains néphrologues trouvaient son impact insuffisant, notamment par rapport aux autres traitements immunosuppresseurs, et n’hésitaient pas à l’interrompre. Depuis, de nombreuses publications, issues des registres et de cohortes, ont montré que cette molécule permettait de freiner les poussées lupiques et de potentialiser l’efficacité des traitements de la néphrite lupique. Pour d’autres raisons comme l’amélioration des troubles métaboliques, la diminution des doses de corticoïdes et l’amélioration de la survie, l’hydroxychloroquine est plus que jamais le pilier de la prise en charge du lupus systémique !

Les publications de Nathalie Costedoat-Chalumeau ont montré qu’il était possible d’optimiser ce traitement par hydroxychloroquine en la dosant dans le sang (1-3). Ce dosage est le reflet de la prise du traitement sur 2 à 3 semaines. Nous avons ici un équivalent de l’hémoglobine HbA1c, mais qui reflète ici la prise d’hydroxychloroquine et non l’évolution de la glycémie sur plusieurs semaines. Il a ainsi été remarqué que l’observance pouvait être médiocre chez certains patients. Cela a permis d’optimiser la prise de cette molécule et donc d’améliorer la prise en charge des patients.

Une meilleure prise en charge des femmes en âge de procréer

Autre nette amélioration : le devenir de ces jeunes femmes en âge de procréer en termes de possibilités de mener un projet de grossesse. Cette amélioration a débuté il y a plus de 15 ans, mais a été confortée ces 15 dernières années. Ceci a permis de faire disparaître les contre-indications abusives de grossesses portées pendant de nombreuses années.
L’amélioration des compétences et des connaissances a permis de mieux encadrer ces grossesses et donc de permettre à ces femmes de devenir mère malgré leur maladie. C’est un vrai progrès dans la prise en charge des malades. Des contre-indications persistent, mais elles sont peu nombreuses.

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