Les points forts
Le congrès de l’Eular qui s’est déroulé à Madrid cette année a eu lieu en même temps que le congrès PRES, dédié à la rhumatologie pédiatrique. Nous avons donc pu bénéficier de données récentes concernant la prise en charge des patients atteints d’arthrite juvénile idiopathique (AJI), en particulier sur le choix d’un second biologique lors du changement thérapeutique, mais également des données de tolérance des traitements biologiques et d’efficacité des injections périarticulaires de glucocorticoïdes.
> Autre information, un nouvel essai dans les uvéites apporte des données sur l’efficacité du tocilizumab en cas d’échec des anti-TNF.
> Les infiltrations péri-articulaires sont rarement étudiées chez l’enfant mais des auteurs ont rapportés des don-
nées concernant leur efficacité et leur tolérance.
> Dans l’arthrite systémique (maladie de Still), de nombreuses données de tolérance des traitements sont disponibles, et une étude de preuve de concept apporte des résultats extrêmement intéressants dans la prise en charge de la principale complication du Still, qu’est le syndrome d’activation macrophagique.
> Enfin un dernier point, mais d’importance, concerne la vaccination avec une étude rétrospective sur les effets indésirables des vaccinations par vaccins vivants atténués (rougeole-oreillons-rubéole ± varicelle) qui sont une vraie préoccupation chez l’enfant atteint d’arthrite juvénile ou d’autres connectivites.

Les nouveautés thérapeutiques dans l’AJI

Quel second biologique proposer lors d’un switch, après un premier anti-TNF ?

C’est à partir des données de deux cohortes anglaises, concernant les AJI et en particulier celles oligo-articulaires extensives ou polyarticulaires à facteur rhumatoïde positif ou négatif, qu’ont été obtenues ces données de suivi.
La première cohorte a été créée en 2004, la seconde en 2010 et plus de 100 centres en Angleterre ont participé au recrutement et au suivi avec pour objectif de comparer l’efficacité d’un second anti-TNF comparativement à une autre classe de biologique chez des jeunes patients ayant une AJI en échec d’un premier anti-TNF lors du suivi en pratique clinique classique. Au total, 241 patients sous anti-TNF initial ont été inclus. 78 % d’entre eux étaient sous etanercept, 7 % sous infliximab et 15 % sous adalimumab. Ils ont bénéficié d’un second anti-TNF pour 196 d’entre eux, et d’un autre biologique pour 45 (13 % rituximab, 73 % tocilizumab, 13 % abatacept). Ce second biologique a été proposé dans 60 % des cas pour inefficacité, dans 19 % des cas pour un événement indésirable, dans 5 % des cas par choix du patient (en général en lien avec l’injection). Ces patients étaient âgés en moyenne de 11,5 ans. 68 % d’entre eux bénéficiaient d’un traitement par méthotrexate associé.
Les auteurs ont évalué la persistance du second biologique par une courbe de Kaplan-Meier. Ils nous ont montré que 62 % des patients restaient sous le même traitement biologique au cours des 12 mois suivant son instauration. Il n’y avait aucune différence de taux de maintien thérapeutique entre ces deux groupes de patients, qu’ils aient eu recours à un second anti-TNF ou à un autre biologique (p = 0,7).

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