l'expertise pratique en rhumatologie

Corticoïdes et diabète : ce que le rhumatologue doit savoir

Résumé

Les traitements par corticoïdes sont à l’origine d’apparition de diabètes cortico-induits ou de décompensations de diabètes préexistants. Pour contrôler ces situations, il faut :
– une mesure de la glycémie à jeun, voire de l’HbA1C à l’initiation de la corticothérapie, permettant une évaluation de la situation de départ, l’instauration ou l’adaptation du traitement d’un diabète préexistant,
– une surveillance de la glycémie après introduction de la corticothérapie, afin de dépister et traiter précocement toute apparition ou déséquilibre d’un diabète.
Le choix du traitement dépend du patient, de son traitement initial et du profil glycémique.

Abstract : Corticosteroids and diabetes
Corticosteroids are likely to cause cortico-induced diabetes or to exacerbate pre existing hyperglycaemia. The main means to control these situations are :
- the measurement of fasting glycaemia and even HBA1C before treatment, allowing the evaluation of the initial situation, and if necessary the initiation and adaptation of the treatment,
- the monitoring of blood glucose after the corticosteroids initiation to detect and treat the hyperglycaemia. The choice of treatment depends on the history of the patient, his current treatment and glycemic profile. Multiple Daily Injections of insulin (basal-bolus) insulin is an efficient treatment. For patients who have never received treatment or under oral antidiabetic drugs, the introduction of an intermediate-acting insulin injection in the morning enables to control a moderate increase of afternoon blood glucose levels. In all cases, the treatment needs to be evaluated by self monitoring of blood glucose, to decrease insulin doses when the doses of corticosteroid will be reduced. The assistance of the diabetologist is often useful.

Introduction

Le cortisol fait partie des hormones de la contre-régulation glycémique (Fig. 1). Par opposition à l’insuline, seule hormone hypoglycémiante et dont l’action est cruciale pour l’état nourri, cet ensemble regroupe des hormones susceptibles d’entraîner une hyperglycémie. Leurs actions régulatrices s’exercent en effet dans des situations nécessitant la mobilisation du glucose, principal substrat énergétique de l’organisme : le glucagon pour le jeûne, les catécholamines pour l’activité physique, l’hormone de croissance pour… la croissance, et les glucocorticoïdes dans les situations d’agression. L’industrie pharmaceutique espère développer des agonistes des récepteurs aux glucocorticoïdes dépourvus de leurs effets métaboliques, mais gardant leurs effets anti-inflammatoires (1). Malheureusement, les glucocorticoïdes disponibles à l’heure actuelle sont diabétogènes.

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