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ACR 2020 – TOP 5 Pathologie osseuse : Nouveautés dans l’ostéoporose, entre autres

Lors du congrès de l’ACR, quelques communications concernaient l’ostéoporose et les maladies osseuses rares. Voici un choix de quelques thèmes abordés.

1 Efficacité d’une filière fractures à long terme

Des auteurs espagnols rapportent les données d’efficacité d’une filière fractures après 6 ans de suivi. Des données à moyen et long termes sont en effet nécessaires et l’objectif de cette étude était d’analyser les indicateurs de persistance à long terme au traitement, de refracture et de mortalité.
Les dossiers de patients ayant eu une consultation entre 2012 et 2016 avec une indication de traitement pour prévenir de nouvelles fractures ont été revus ; les données initiales et du suivi (décès, nouvelle fracture avec revue des radiographies du rachis, traitement prescrit et adhérence au traitement) ont été notées.
Les données initiales de 896 patients (dont 742 femmes soit 83 %) ont été recueillies, avec un suivi moyen de 63,6 mois (42-90 mois). Les caractéristiques de ces patients montrent que les fractures les plus fréquentes étaient des fractures :
– du fémur (33,4 %),
– du poignet (27,3 %),
– de l’humérus (20 %)
– et des vertèbres (10,8 %).
Cent soixante-trois patients avaient des antécédents de fracture par fragilité (soit 18,1 %) et 180 avaient déjà eu un traitement par bisphosphonate (20,1 %). La densité minérale osseuse (DMO) initiale a été évaluée chez 747 patients : elle était normale chez 40 patients (5,3 %), abaissée chez 306 patients (40,9 %) et montrait une ostéoporose chez 401 patients (53,7 %).
Au cours du suivi, 618 patients ont reçu un traitement (dans 61,1 % des cas un bisphosphonate, 13,7 % des cas un bisphosphonate puis denosumab, 24,4 % des cas du denosumab d’emblée ; 4 patients seulement ayant reçu un autre traitement) et la persistance du traitement avec une observance correcte (Medication Possession Ratio ou MPR ≥ 80 % ) est de 54 %.
Chez les patients traités, de nouvelles fractures sont survenues chez 15,7 % des patients (fractures majeures chez 12,5 % dont de hanche chez 4,3 %). Par rapport aux patients non traités, une plus faible incidence de fracture de hanche a été notée chez ceux recevant un traitement (OR 0,49 ; CI 95 % 0,20-0,79), mais l’incidence de fractures majeures était similaire.
Les patients décédés (212 patients) étaient plus âgés (81 ans vs 74 ans), avaient eu plus souvent une fracture initiale de hanche (52 % vs 27 %), ont eu plus fréquemment une nouvelle fracture de hanche (9,4 % vs 4,4 %) et moins souvent un traitement (53,4 % vs 73,6 %).

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