ACR 2020 – Éditorial et sommaire

Our ACR is rich !

Le congrès de l’ACR 2020 est venu ponctuer comme un point d’orgue cette année difficile. Bien qu’organisé complètement en vidéoconférences du fait de la pandémie, il a permis cette mise en commun des connaissances et des interrogations qui réunit et fait vivre notre communauté de rhumatologues du monde entier.
Nos experts ont comme chaque année exploré les sessions et posters pour vous rapporter les communications les plus saillantes et les plus édifiantes de leur thème de prédilection.
Quelques exemples pour aiguiser votre appétit ! Les inhibiteurs de JAK sont à l’honneur dans les spondyloarthrites pour Daniel Wendling qui rapporte les résultats, y compris structuraux, de membres de cette nouvelle famille (upadacitinib, filgotinib et tofacitinib). Pour la polyarthrite rhumatoïde, Jacques Morel nous introduit aux dernières avancées concernant la physiopathologie avec en particulier l’implication des lymphocytes B autoréactifs dans le tube digestif et spécifiques de peptides citrullinés dans le poumon. Éric Toussirot s’est consacré à des traitements novateurs de la polyarthrite comme un inhibiteur de burton kinase (enzyme intervenant dans la signalisation intracellulaire) ou la stimulation du nerf vague, et nous donne des éléments plutôt rassurants de tolérance de l’upadacitinib d’une part, de l’hydroxychloroquine et du méthotrexate d’autre part. Christophe Richez fait état d’études sur la décroissance thérapeutique au cours de la rémission dans le lupus et sur un marqueur des néphrites lupiques prolifératives, l’IL16, qui devrait pouvoir être utilisé comme biomarqueur et peut être comme cible thérapeutique. Dans le rhumatisme psoriasique, les essais thérapeutiques sont nombreux et Arnaud Constantin a choisi de rapporter l’efficacité du deucravacitinib (inhibiteur de TYK2, la première des JAK décrite) dans une étude de phase 2, ainsi qu’une belle étude post-hoc du guselkumab (anti-IL23p19) établissant son efficacité sur les citères d’atteinte axiale, contrairement à ce qui avait été vu avec d’autres anti-IL23, l’ustekinumab et le rizankinumab. Françoise Debiais a retenu deux études sur l’ostéoporose cortisonique et sa prise en charge toujours insuffisante, et une étude de stratégie pour le romosozumab (anti-sclérostine). En rhumatologie pédiatrique, Valérie Devauchelle s’est intéressée au suivi de la maladie de Kawaski et aux critères diagnostiques de la maladie de Still et sa complication sévère, le syndrome d’activation macrophagique. Hang-Korng Ea rapporte une étonnante étude médicoéconomique sur sucre et goutte, et une étude qui module les inquiétudes sur la tolérance cardiovasculaire du febuxostat. Augustin Latourte a suivi les communications sur les études les plus récentes concernant les deux médicaments les plus prometteurs dans l’arthrose que sont le tanezumab d’une part et la sprifermine d’autre part, et revient sur la potentielle toxicité articulaire des AVK.
L’année prochaine à San Francisco ?
Bonne lecture à toutes et à tous !

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