Résumé
L’ACR 2018 à Chicago a de nouveau démontré que la qualité de la recherche clinique et fondamentale sur l’arthrose ne faiblit pas. Outre les résultats ancillaires d’essais randomisés de grande qualité et les nouvelles données épidémiologiques obtenues par des méthodologies innovantes comme la randomisation mendélienne, l’actualité majeure concerne la communication des résultats positifs de la première étude de phase 3 du tanezumab, un anticorps anti-NGF utilisé comme traitement de la douleur dans l’arthrose de hanche ou de genou.

Abstract
Osteoarthritis
Again, clinical and basic research on osteoarthritis has demonstrated its high quality in 2018 ACR annual meeting in Chicago. Post-hoc data from large randomised controlled trials have been communicated, as well as new exciting epidemiologic data from Mendelian randomisation studies. The positive results of the first phase 3 placebo-controlled trial of tanezumab – anti-NGF antibody – in the treatment of hip or knee osteoarthritis associated pain, was the main novelty in the field.

1 Quels résultats à long terme pour la méniscectomie partielle dans la gonarthrose ?

L’essai randomisé contrôlé MeTeOR, publié dans le New England Journal of Medicine en 2013, a éclairci un point crucial de la pratique quotidienne du rhumatologue. Dans cette étude réalisée chez des patients de plus de 45 ans avec gonarthrose symptomatique et lésions méniscales observées en IRM, la prise en charge chirurgicale par méniscectomie partielle arthroscopique (n = 161) était équivalente au traitement conservateur par kinésithérapie (n = 169) sur la douleur, la fonction et la qualité de vie à 6 et 12 mois.
Les données présentées en plénière par Jeffrey N. Katz portaient sur l’évolution des patients inclus dans l’essai après 5 ans de suivi. Fait important, 68 patients randomisés dans le bras « traitement conservateur » avaient changé de bras car avaient finalement bénéficié d’une méniscectomie partielle arthroscopique au cours du suivi. Dans cette étude, de façon similaire à l’essai initial, on n’observe pas de bénéfice à 5 ans du traitement chirurgical par rapport au traitement conservateur (Fig. 1).

La lecture de cet article est réservée aux abonnés.

Découvrez nos offres d'abonnement

Abonnez-vous à la revue et accédez à tous les contenus du site !

  • Tous les contenus de la revue en illimité
  • Les numéros papier sur l'année
  • Les newsletters mensuelles
  • Les archives numériques en ligne

ou

Achetez cet article

Ajoutez cet article à votre panier, procédez au paiement et retrouvez-le dans votre espace.

ou

Inscrivez-vous gratuitement sur Rhumatos.fr et bénéficiez de l'accès à une sélection d'articles !

  • Les actualités spécialisées, dédiées aux professionnels de santé
  • Les newsletters mensuelles