l'expertise pratique en rhumatologie

L’essentiel en un clin d’œil

  • L’épanchement synovial : facteur pronostique dans la gonarthrose avec lésions méniscales
  • Une forme de triamcinolone à délitement progressif efficace dans la poussée congestive de gonarthrose
  • Les infiltrations de corticoïdes sont-elles délétères dans la gonarthrose ?
  • L’inhibiteur de la voie Wnt dans la gonarthrose : des résultats en demi-teinte
  • La sprifermine : le nouvel espoir de l’arthrose !

Résumé

2017 est une année décidément très fructueuse dans le domaine de l’arthrose. Dans un contexte où l’inflammation synoviale se dessine comme une cible thérapeutique de choix, la balance bénéfice-risque des infiltrations de corticoïdes fait toujours débat. En parallèle, de nouvelles pistes thérapeutiques émergent, dont l’une particulièrement prometteuse : la sprifermine.

Abstract : Osteoarthritis
2017 is definitely a productive year in the field of osteoarthritis. Although synovitis appears as a relevant therapeutic target, the clinical and radiographic outcomes of steroid injections are still a matter of debate. Meanwhile, new therapeutic agents emerge, and one is particularly exciting: sprifermin.

1. L’épanchement synovial : facteur pronostique dans la gonarthrose avec lésions méniscales

De nombreuses études ont suggéré que la présence d’une inflammation synoviale en IRM (définie soit par l’épaississement avec prise de contraste de la membrane synoviale, soit par la présence d’un épanchement synovial) était associée à une progression structurale plus sévère de la gonarthrose. Cette nouvelle étude, présentée en plénière, a été conduite de manière ancillaire à l’essai MeteOR, un essai randomisé évaluant la chirurgie (méniscectomie partielle par arthroscopie) versus le traitement médical (kinésithérapie) dans la gonarthrose avec lésions méniscales. Elle s’est intéressée à 174 patients (102 du bras opéré, 72 du bras traité médicalement), suivis prospectivement avec une IRM de genou à baseline et à 18 mois.
L’objectif était d’étudier l’impact de l’épanchement synovial, défini comme intermittent s’il était présent à un seul des deux temps, ou persistant s’il était présent sur les deux IRM, sur l’évolution des lésions chondrales. Pour cela, l’équipe a analysé à la fois l’apparition de nouvelles lésions du cartilage et l’aggravation de lésions pré-existantes. Par ailleurs, la sévérité de l’épanchement était classée en absente/minime ou modérée/sévère. À baseline, 48 % des patients présentaient un épanchement modéré/sévère. La sévérité de l’épanchement était associée à l’aggravation des lésions chondrales sur 18 mois, avec un odds-ratio (OR) à 2,9 (intervalle de confiance à 95 % [IC95] 1,4 à 5,9). Par ailleurs, l’évolution de l’épanchement était également associée au pronostic structural. Le risque d’aggraver des lésions du cartilage était en effet plus prononcé chez les patients avec épanchement persistant que chez ceux avec épanchement intermittent (OR = 4,5 [IC95 : 1,6 à 12,8] et OR = 2,6 [IC95 : 1,2 à 5,5], respectivement. Cette étude suggère donc que la sévérité et surtout la persistance de la synovite au cours du temps ont une importance pronostique sur l’évolution de la gonarthrose avec lésions méniscales. Cette étude soutient l’hypothèse selon laquelle l’inflammation synoviale pourrait être une cible thérapeutique dans cette population spécifique, et apporte de nouveaux éléments sur le rôle de l’inflammation dans l’arthrose.

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