ACR 2017 : Syndrome de Gougerot-Sjögren : une échographie suffisante d’un seul...

ACR 2017 : Syndrome de Gougerot-Sjögren : une échographie suffisante d’un seul côté ?

Tout un chacun connait le passage du DAS (44 articulations) au DAS 28 (28 articulations seulement, sans prendre en compte les extrémités inferieures) : cela fait moins de travail pour le « busy rheumatologist »…
Le diagnostic de syndrome de Gougerot-Sjögren (SGS) primitif pourra sans doute bénéficier de l’apport de l’échographie des glandes salivaires. Le consensus actuel est d’examiner les 2 glandes parotides et les 2 glandes sous-maxillaires, soit 2 + 2 = 4 glandes salivaires principales. Sont recherchées l’échogénicité et l’homogénéité des parenchymes, des zones hypoéchogènes, etc. Une classification selon HOCEVAR a été proposée.
Le travail des collègues hollandais a été de tester si les 4 glandes devaient être examinées pour classer correctement les patients suspects de SGS primitif. 204 patients consécutifs ont été examinés, dont 116 (57 %) étaient des SGS primitifs et 88 d’autres diagnostics. Les corrélations entre les deux glandes parotides (r = 0,909), les deux glandes salivaires (r = 0,868) et les deux cotés (r = 0,926) étaient excellentes ! En revanche d’un même coté, parotide et sous maxillaire, les corrélations étaient moins bonnes (r = 0,731 à gauche et r = 0,734 à droite). Les analyses multivariées ont montré que seules l’échogénicité du parenchyme et les zones hypoéchogènes prédisaient indépendamment la classification selon les critères ACR/EULAR.
Fait amusant, lorsque l’on prenait en compte les résultats des zones hypoéchogènes sur les glandes de droite ou les glandes de gauche, cette bonne prédiction se maintenait.
Conclusion pratique : faire une échographie des glandes salivaires d’un seul côté suffit à prédire la bonne classification diagnostique.
Ne reste plus au praticien qu’à choisir le coté selon sa sensibilité politique. Encore moins de travail, ce qui est déjà le cas ne serait-ce qu’en parlant de syndrome de Sjögren, et non de Gougerot-Sjögren…

Actualité par le Pr Frédéric Lioté

Référence
Abstract 2943

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