ACR 2017 : Efficacité spectaculaire du baricitinib dans 2 maladies autoinflammatoires

ACR 2017 : Efficacité spectaculaire du baricitinib dans 2 maladies autoinflammatoires

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Une très belle communication en fin de plénière était consacrée à l’effet thérapeutique du baricitinib sur 2 maladies auto-inflammatoires monogéniques rares, le syndrome de CANDLE et le SAVI (Sting-Associated Vasculopathy with onset in Infancy). Le CANDLE est liée à une perte de fonction du protéasome, le déchiqueteur de la cellule qui broie les protéines défectueuses, les histones libres et les produits de l’inflammation. L’accumulation de ces déchets dans la cellule induit un stress cellulaire qui active la synthèse d’interféron. Le SAVI est une anomalie du gène qui code pour une protéine, STING, qui active la synthèse d’interféron en présence de résidus viraux. Il s’agit d’une mutation gain de fonction, qui rend STING hypersensible et qui est donc responsable d’une synthèse accrue et inappropriée d’interféron. Ces deux maladies, dites interféronopathies, se traduisent par une fièvre récurrente, un syndrome inflammatoire biologique important, des rashs cutanés, des arthrites, des nécroses et ulcérations dans le SAVI, et dans les deux cas des auto-anticorps multiples. Pourquoi proposer du baricitinib à ces malades ? Les anti-JAK, notamment le baricitinib, sont des inhibiteurs de signalisation de récepteurs de cytokines et de facteurs de croissance. Leur sélectivité relative a conduit à les présenter initialement comme des inhibiteurs préférentiels de l’IL-6. En fait, ils inhibent la signalisation d’autres récepteurs, et notamment des récepteurs aux interférons. L’étude a porté sur 18 enfants : 10 atteints de CANDLE, 4 de probable CANDLE, 4 de SAVI. Les résultats ont été spectaculaires, particulièrement chez les patients atteints de CANDLE, confirmant l’impact du baricitinib dans des maladies dépendantes de l’interféron. Quel intérêt pour le rhumatologue « adulte » ? Le CANDLE et le SAVI ont une symptomatologie qui ressemble fortement au lupus, une autre maladie dépendante de l’interféron, cette fois beaucoup plus fréquente. Des essais cliniques sont en cours dans le lupus, et il est très probable que les anti-JAK vont progressivement étendre leurs indications dans de nombreuses autres maladies auto-immunes ou l’interféron joue une place centrale.

Actualité par Pr Thierry Schaeverbeke

Référence
Abstract 2758

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