l'expertise pratique en rhumatologie
 

Utilisation du PRP dans la gonarthrose du sportif : effet placebo ou réelle efficacité ?

L’arthrose du genou est la première cause d’incapacité chronique dans les pays développés. Elle concerne 1,5 million de personnes en France, en majorité de plus de 60 ans.

Existe-t-il une place pour les injections d’extraits plaquettaires en rhumatologie ? Si les premières études ont laissé un doute sur l’efficacité de ces traitements, les retours d’expériences pratiques se multiplient.
Un certain nombre de chirurgiens et rhumatologues commence à avoir du recul sur leurs utilisations et la sélection des meilleures indications. C’est le cas du Dr Charousset qui peut nous présenter avec optimisme ses résultats sur les lésions rotuliennes modérées des sportifs. Compte tenu du peu de traitement efficace dans l’arthrose et en attendant de nouveaux traitements, comme peut-être les cellules souches, aucun traitement efficace avec peu d’effets indésirables ne peut être négligé ou mis de côté. Surveillons donc les publications à venir avec plein d’espoir…

Dr Henri Lellouche
(Hôpital Lariboisière, institut de l’appareil
locomoteur Nollet, Paris)

Introduction

L’incidence de la gonarthrose symptomatique en France est estimée à 240/100 000 personnes années. « La fréquence de l’arthrose augmente avec l’âge, mais ce n’est pas une maladie du sujet âgé dans le sens où la plupart des personnes atteintes sont encore actives au moment du diagnostic », précise le Pr Berenbaum dans une enquête de l’Aflar (Association française de lutte anti-rhumatismale), effectuée en 2013. En particulier, de nombreux sportifs souffrent de gonarthrose pénalisant leur pratique.

Le traitement utilisait jusqu’à ce jour des anti-arthrosiques symptomatiques d’action lente (AASAL), représentés par la glucosamine. Ils n’ont que peu ou pas d’effets indésirables, mais leur efficacité reste discutée. Les infiltrations de corticoïdes sont utilisées lors des crises pour soulager rapidement et aider à passer des situations difficiles. L’acide hyaluronique est plutôt proposé en dehors de ces poussées inflammatoires, l’hypothèse étant qu’il lubrifierait l’articulation. Alors que les études relativisent son efficacité (1).

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