L’arthrose, une maladie génétique ? Mieux la comprendre pour améliorer les stratégies thérapeutiques

Résumé

L’arthrose est une maladie fréquente et multifactorielle dont le risque est fortement influencé par des facteurs génétiques. À ce jour, les études génétiques ont identifié de nombreux variants génétiques associés au risque d’arthrose, apportant un éclairage parfois important sur les mécanismes sous-jacents à l’apparition ou la progression de la maladie. Il est néanmoins très probable que d’autres types de variations génétiques, comme les modifications épigénétiques ou des mutations de l’ADN mitochondrial, soient également impliqués dans l’arthrose. Ceux-ci font l’objet de recherches actuelles.

Abstract- Osteoarthritis, a genetic disease?
Osteoarthritis is a frequent and multifactorial disease whose risk is strongly influenced by genetic factors. To date, genetic studies have identified many genetic variants associated with the risk of osteoarthritis, sometimes providing important insight into the mechanisms underlying the onset or progression of the disease. Nevertheless, it is very likely that other types of genetic variation, such as epigenetic changes or mutations in mitochondrial DNA, are also involved in osteoarthritis. These are the subject of current research.

Introduction

L’arthrose est la pathologie rhumatologique la plus fréquente chez l’adulte. Ainsi, la prévalence de l’arthrose symptomatique dépasserait 10 % de la population de plus de 50 ans dans le monde. Les articulations les plus concernées sont le genou et la hanche (3,8 % et 0,85 % de la population mondiale, respectivement), suivies de la main et du rachis (1).
La physiopathologie de l’arthrose, longtemps considérée comme une simple “usure” du cartilage liée à l’âge, implique en réalité tous les tissus de l’articulation dans un contexte d’inflammation dite “de bas grade”. Ainsi, outre une dégradation plus ou moins diffuse du cartilage articulaire, on observe également au cours de l’arthrose des remaniements de l’os sous-chondral et une synovite subaiguë. Ces anomalies, étroitement liées, dépendent de mécanismes complexes dont l’importance peut varier selon le phénotype d’arthrose considéré (post-traumatique, associée au vieillissement, métabolique, etc.) (2).
En 2017, aucun traitement n’a encore fait la preuve d’une efficacité structurale significative pour limiter ou prévenir les lésions arthrosiques chez l’Homme. Ainsi, l’identification de cibles thérapeutiques est primordiale dans cette maladie : dans cette perspective, les études génétiques pourraient apporter des éléments intéressants pour les recherches futures.

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