l'expertise pratique en rhumatologie

L’essor des inhibiteurs JAK, et aussi…

A l’ACR de San Diego, le cœur des rhumatologues a battu au rythme de la 3e révolution thérapeutique dans les rhumatismes inflammatoires chroniques : celle des inhibiteurs de JAK, après celle du méthotrexate et celle des biothérapies. Dans la PR, Eric Toussirot nous présente les résultats de deux inhibiteurs spécifiques de JAK 1 (l’upadacitinib et le filgotinib), avec des différences d’efficacité de l’ordre de 30 % par rapport au placebo, en termes d’ACR20 ou de LDA, comme pour les prédécesseurs dont nous disposons déjà, le tofacitinib (inhibiteur de JAK 1 et 3) et baricitinib (inhibition de JAK 2 et 3). L’avenir nous dira si l’on peut déterminer quelle voie d’inactivation est préférable pour un individu dans le cadre de la médecine personnalisée. Dans le rhumatisme psoriasique, à côté des résultats de nouvelles biothérapies anti-IL17 (ixekizumab) ou anti-IL23 (guselkumab et risankizumab), Arnaud Constantin nous parle de l’efficacité démontré du tofacitinib dans cette affection, y compris en termes structural, comme elle l’est pour le sécukinumab. Dans la spondyloarthrite, l’heure est encore aux biothérapies : Daniel Wendling nous fait part des résultats d’une étude sur l’intérêt de leur maintien thérapeutique en cas de rémission et rapporte de nouvelles données de tolérance pendant la grossesse, en cas de cancer, et plus original visà- vis du risque thromboembolique. La goutte occupe une place centrale dans le top 5 de Hang Korng Ea, avec des données épidémiologiques, sur la possibilité d’engager une stratégie T2T dans cette maladie et sur l’intérêt de la rapamycine dans la prévention de l’immunogénicité d’une uricase, entre autres. Pour le traitement du lupus, nous approfondirons avec Christophe Richez nos connaissances sur l’efficacité du bélimumab combiné au rituximab et découvrirons l’intérêt potentiel de l’ustékimumab. Il nous initiera également aux particularités du microbiote de ces patients lupiques et les implications possibles sur la physiopathologie de la maladie. Enfin, pour une fois, le grand scoop vient cette année du domaine de l’arthrose : Augustin Latourte nous fait part du résultat d’une étude thérapeutique avec un recombinant du facteur de croissance FGF-18, la sprifermine, en intra-articulaire, dont je vous laisse découvrir le résultat dans ces pages. Bonne lecture et joyeuses fêtes !

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