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Rémission dans la polyarthrite rhumatoïde : diminuer les doses, ou arrêter les biothérapies ?

Au cours de ce symposium des Laboratoires Pfizer, qui s’est tenu le 10 décembre 2012, à l’occasion du Congrès de la SFR, le Pr Alain Cantagrel (Toulouse) a traité de ce sujet pour les polyarthrites rhumatoïdes (PR) à la phase d’état. Selon les résultats de l’étude PRESERV (Smolen et al.), portant sur 200 patients, comparativement au placebo, la poursuite du traitement par étanercept (ETN) autorise le maintien en rémission, à la dose de 50 mg/semaine, en association avec le méthotrexate (MTX). Les résultats sont moins bons avec la dose de 25 mg. Une autre étude, DOSERA (van Vollenhoven et al.), a été publiée au congrès ACR 2012. L’étude compare 3 groupes : ETN 50 mg/semaine, ETN 25 mg/semaine, placebo, toujours associé au MTX. La poursuite du traitement actif 50 mg, comparativement au placebo, permet un maintien de l’état de rémission ou de faible activité. La diminution de la dose sans altération de l’état n’est possible que pour un petit nombre de malades.
Pour les PR récentes, selon le Pr Bernard Combe (Montpellier), une étude comparative (ETN vs adalimumab (ADA)) est en cours, afin d’évaluer l’optimisation du traitement afin d’obtenir une rémission chez un plus grand nombre de malades. Les premiers résultats disponibles montrent un bon taux de rémission avec ETN 50 mg/semaine. Les résultats définitifs, avec étude de la dose à 25 mg, seront disponibles courant 2013. Le Pr René-Marc Flipo (Lille), modérateur de ce symposium, estime que la définition même de la rémission varie selon les praticiens. Une enquête effectuée chez 300 rhumatologues, leur demandait de préciser sur quels critères ils étaient en mesure de l’affirmer : DAS 28 ? Signes cliniques ou radiologiques de rémission ? Diminution des doses administrées ? Ce n’est sans doute pas suffisant ; par exemple, si une dose de corticoïdes supérieure à 10 mg reste nécessaire, la rémission n’est pas atteinte. Enfin, s’il semble possible de diminuer les doses, par quel produit commencer ? Aujourd’hui, on tend à diminuer le MTX d’abord, et la biothérapie dans un second temps. Mais toutes ces données restent à confirmer.

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