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Nouvelle classification des douleurs : introduction de la douleur nociplastique

L’association internationale d’étude de la douleur (International Association for the Study of Pain – IASP) définit la douleur comme « une sensation et une expérience émotionnelle désagréable en réponse à une atteinte tissulaire réelle ou potentielle ou décrite en ces termes » (1).

Elle a longtemps individualisé deux types de douleurs : la douleur nociceptive et la douleur neuropathique, dont les définitions ont évolué au fil des années. La douleur neuropathique, qui était avant potentiellement liée à une dysfonction du système nerveux, est ensuite définie en 2011 par une lésion ou maladie démontrée du système nerveux.

De ce fait, un grand nombre de pathologies douloureuses chroniques (fibromyalgie, lombalgie non spécifique…) se retrouvaient sans mécanisme physiopathologique précis. 

Ainsi en 2016, l’IASP a proposé une nouvelle taxonomie en introduisant une classe de douleur appelée « douleur nociplastique » (2). Par ailleurs, la CIM 11 (Classification internationale des maladies) a totalement repris la classification des grands syndromes douloureux pour plus de clarté.

 

Rappels sur la physiologie de la douleur

Voie de la sensibilité normale (épicritique et proprioceptive)

La sensibilité normale est véhiculée par les grosses fibres Aα et Aβ myélinisées. 

Suite à un stimulus périphérique, un premier neurone est activé. Le stimulus remonte jusqu’au corps cellulaire situé dans le ganglion spinal puis atteint le cordon postérieur de la moelle sans croiser la ligne médiane. Le relais avec le deuxième neurone se fait dans le tronc cérébral au niveau du bulbe. Ce deuxième neurone décusse au niveau de la partie basse du bulbe puis fait relais au niveau du thalamus, centre privilégié des voies de la sensibilité (noyau ventral postérolatéral). Le troisième neurone naît du thalamus et gagne le cortex pariétal dans la zone correspondant au récepteur périphérique initial avec une distribution somatotopique proche de celle de la motricité représentée par l’homonculus de Penfield.

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