Biopsies vertébrales assistées par robot : les rhumatologues doivent (re)prendre la main

Les spondylodiscites infectieuses sans germe identifié, de même que les métastases vertébrales sans cancer primitif mis en évidence, nécessitent le recours à une biopsie vertébrale pour obtenir une preuve bactériologique et/ou histologique de la maladie. Peu nombreux sont en France les services de rhumatologie qui restent autonomes dans la réalisation des biopsies vertébrales dont l’analyse est pourtant indispensable au diagnostic.
Nous décrivons ici une technique de biopsies vertébrales sous assistance robotisée. Celle-ci a pour objectif d’être plus précise que les techniques actuelles, plus confortable pour le patient, et de réduire la durée moyenne de séjour des patients hospitalisés en rhumatologie. La biopsie est réalisée au bloc opératoire par un duo rhumatologue/neurochirurgien guidé par un robot. La précision de la biopsie repose sur l’acquisition de l’anatomie rachidienne tridimensionnelle par un scanner à capteur plan couplé au robot. Cette technique de biopsies vertébrales s’acquiert facilement et permet au rhumatologue d’être autonome de la première consultation au diagnostic étiologique, puis au traitement des spondylodiscites infectieuses. Cette technique est cependant dépendante de la disponibilité d’un bloc opératoire équipé.

Vincent Goëb1, Jean-Marc Sobhy-Danial1, Martial Ouendo2, Johann Peltier3,
Michel Lefranc3,4

1 Service de rhumatologie, Pôle autonomie, CHU Amiens-Picardie, UPJV, Amiens
2 Service d’anesthésie, CHU Amiens-Picardie, Amiens
3 Service de neurochirurgie, Pôle autonomie, CHU Amiens-Picardie, UPJV, Amiens
4 GRECO (groupement de recherche et d’études en chirurgie robotisée), UPJV, Amiens

Introduction

Dans tous les services de rhumatologie conventionnelle, il peut parfois être nécessaire d’avoir recours à la réalisation de biopsies vertébrales. Des spondylodiscites infectieuses (Photo A) sans germe identifié malgré une recherche médicale correctement menée (hémocultures, prélèvements locaux…) aux métastases vertébrales sans cancer primitif découvert, une preuve bactériologique et/ou histologique est nécessaire à une prise en charge optimale des patients qui nous sont confiés. Peu nombreux sont les services en France qui restent autonomes dans la réalisation des biopsies vertébrales et dans leur analyse pourtant indispensable au diagnostic étiologique.

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