l'expertise pratique en rhumatologie

Bilan 2017 et perspectives 2018 – Rhumatisme pédiatrique : uvéites dans l’AJI, Ehlers Danlos, etc.

Introduction

L’année 2017 aura été riche en rhumatologie pédiatrique et marquée par la publication d’essais concernant le traitement des uvéites, en particulier dans l’AJI. Cette atteinte est souvent sévère avec des possibilités thérapeutiques très restreintes en dehors de la corticothérapie alors que les complications peuvent être lourdes. En parallèle, l’adalimumab a obtenu une AMM en France pour le traitement des uvéites postérieures et récemment dans les uvéites pédiatriques.
L’AJI a également bénéficié d’essais thérapeutiques permettant d’affiner la stratégie et l’offre thérapeutique avec un essai d’évaluation de l’efficacité du méthotrexate dans les formes précoces oligoarticulaires de l’AJI et une validation d’efficacité du golimumab dont la demande de remboursement est en cours en France. Le suivi de l’atteinte structurale est très peu réalisé dans l’AJI.
Une étude française a permis de préciser la place de la radiographie au sein des différentes entités de l’AJI en situation de diagnostic ou de suivi. Il s’agit d’un travail collaboratif entre les trois sociétés savantes (pédiatrique, rhumatologique et radiologique) directement impliquées dans la prise en charge de ces enfants.
Enfin, un travail international d’importance a permis de classifier les syndromes d’Ehlers Danlos, basé sur les connaissances génétiques et sur les caractéristiques cliniques. Le seul écueil reste encore la forme hyperlaxe, dont la définition est plus difficile, mais mieux encadrée grâce à ce travail.

Les avancées de 2017

Preuve d’efficacité de l’adalimumab dans les uvéites et nouveaux espoirs thérapeutiques

Au sein des sept entités différentes regroupées sous le terme AJI, il existe, en cas de présence d’anticorps antinucléaires sans spécificité, des risques d’uvéite, communément appelée à “œil blanc”. Bien que ce terme soit assez inapproprié, il signifie que ces uvéites sont asymptomatiques par opposition aux uvéites à “œil rouge” des spondyloarthrites juvéniles. Les traitements de l’uvéite reposent sur la corticothérapie locale, intraoculaire ou générale, sur le méthotrexate et sur certains anti-TNFs mais sans qu’il n’y ait eu d’études randomisées demontrant leur efficacité. Mais plus de 38 % des patients vont développer des complications sévères. L’uvéite antérieure est la principale manifestation extra-articulaire observée dans l’AJI, elle affecte de 10 à 15 % des patients. Les principaux facteurs de risque sont la présence d’anticorps antinucléaires, le sexe féminin, le jeune âge et le début oligoarticulaire de l’arthrite.

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