L’essentiel en un clin d’oeil
Le risque de maladie de Horton (MH) pourrait être augmenté chez les patients ayant été affectés par un zona.
De nouvelles techniques d’imagerie permettent le diagnostic et le suivi de la MH, à différents stades.Inspirée par des travaux expérimentaux ex vivo, une étude a permis d’envisager l’intérêt de l’ustékinumab dans la MH.
L’efficacité du tocilizumab dans la MH a été confirmée par deux grandes études.
L’étude française MAINRITSAN a démontré l’efficacité à long terme du rituximab dans les vascularites à ANCA.

Sur le terrain parfois aride des vascularites systémiques, cette édition 2016 du congrès de l’ACR a vu souffler un vent nouveau, principalement venu du secteur des biothérapies. Pour preuve, deux communications ont été présentées en séance plénière, l’une rendant compte d’une étude multicentrique ayant confirmé l’intérêt du tocilizumab dans l’artérite à cellules géantes (Stone et al.), l’autre émanant d’un consortium français et portant sur les effets positifs à long terme du rituximab au cours des vascularites à ANCA (Terrier et al.).

1) Origine infectieuse de la Maladie de Horton

Compte tenu de son caractère saisonnier, la maladie de Horton (MH) a, depuis longtemps, fait discuter une hypothèse infectieuse dans son déterminisme initial. De récentes études, ayant porté sur des prélèvements d’artère temporale de patients atteints, ont permis de noter la présence fréquente de structures antigéniques provenant du virus de la varicelle (VZV).
Une étude épidémiologique d’envergure, réalisée sur une cohorte de plus de 16 millions de personnes, a pu identifier 8 962 cas incidents d’artérite de Horton. L’analyse statistique a permis d’identifier une augmentation significative du risque de MH chez les patients ayant été affectés par un zona, surtout sous une forme compliquée (risque relatif multiplié par 2). Ni la vaccination contre VZV ni le recours à un traitement antiviral n’étaient associés à un surrisque d’artérite de Horton.
Des résultats similaires, quoique de moindre ampleur, ont été rapportés par une seconde équipe, à partir de 4 559 cas de MH, comparés à 22 795 sujets contrôles (RR 1,17 ; IC [1,04-1,32]). Cependant, une étude immunohistochimique, conduite en Italie sur 79 prélèvements d’artère temporale (49 patients atteints de MH, dont 15 avec biopsie négative ; 30 sujets contrôles), n’a permis de détecter le virus VZV que dans un seul cas, issu des 34 biopsies positives. Ces discordances peuvent-elles s’expliquer par des variations géographiques d’exposition au VZV ou encore par l’existence d’autres facteurs infectieux déclenchants ? La question reste ouverte.

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