Résumé
Les patients atteints d’un cancer de la prostate sont exposés, d’une part, aux fractures ostéoporotiques sous hormonothérapie, d’autre part, aux complications des métastases osseuses. Ces événements altèrent la qualité de vie et augmentent les coûts de santé. La prévention des fractures ostéoporotiques sous hormonothérapie fait intervenir les mesures générales de santé osseuse et les inhibiteurs de résorption osseuse à dose anti-ostéoporotique chez les patients à haut risque de fracture. La prévention des complications des métastases osseuses fait intervenir le traitement anti-tumoral et les inhibiteurs de résorption osseuse à dose oncologique uniquement en cas de résistance à la castration. Il existe encore dans de nombreux pays une discordance entre les recommandations et les pratiques en termes de prévention des fractures chez les patients avec un cancer de la prostate.
Abstract
Prostate cancer and bone health
Patients with prostate cancer are at risk of osteoporotic fractures during hormone therapy and of complications from bone metastases. These events impair quality of life and increase healthcare costs. Prevention of osteoporotic fractures during hormone therapy involves general bone health measures and bone resorption inhibitors at anti-osteoporotic doses in patients at high risk of fracture. Prevention of complications from bone metastases involves anti-tumor treatment and bone resorption inhibitors at oncological doses only in cases of castration resistance. In many countries, there is still a discrepancy between recommendations and practices in terms of fracture prevention in patients with prostate cancer.
Le cancer de la prostate
Épidémiologie
Le cancer de la prostate (CaP) est le cancer masculin le plus fréquent en France, représentant à lui seul un quart des cancers de l’homme, avec 59 885 nouveaux cas en 2023. Son incidence augmente progressivement avec l’âge, en partie porté par un diagnostic/dépistage précoce, et le diagnostic est posé actuellement autour d’un âge médian de 64 ans en France. Il s’agit d’un cancer de bon pronostic, avec une survie de 93 % à 5 ans tous stades confondus.
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