Traitement de l’artérite à cellules géantes : une nouvelle avancée dans les stratégies d’épargne cortisonique
Baptiste Chevet
Au cours des dernières années, le traitement de l’artérite à cellules géantes (ACG) est entré dans une nouvelle phase : l’objectif n’est plus seulement d’éteindre l’inflammation avec des corticoïdes, mais de maintenir la rémission en essayant de réduire leur exposition. Le méthotrexate (MTX) (1), le tocilizumab (TCZ) (2) et l’upadacitinib (UPA) (3) ont successivement montré leur rôle d’épargne cortisonique. Toutefois, aucune étude prospective n’avait encore comparé ces traitements entre eux.
Quelle stratégie thérapeutique d’épargne cortisonique pour une rémission clinique ?
L’étude METOGIA
L’essai METOGiA, mené par l’équipe de Dijon, incluait des patients avec une ACG en rechute ou nouvellement diagnostiquée à formes incidentes et en rechute d’ACG. L’objectif était d’évaluer la non-infériorité du MTX par rapport au TCZ à la semaine 78, après 52 semaines de traitement et une décroissance des corticoïdes sur 36 à 42 semaines. Dans cette étude multicentrique française, en ouvert, 218 patients ont été randomisés pour l’analyse en ITT (110 dans le groupe TCZ, 108 dans le bras MTX), dont 74 % avaient une ACG nouvellement diagnostiquée.
Les résultats
À 78 semaines, 37 % des patients sous MTX et 46 % des patients sous TCZ atteignaient le critère principal, défini par une rémission sans rechute, sans déviation de la décroissance cortisonique, ne démontrant pas la non-infériorité du MTX par rapport au TCZ – malgré une marge de non-infériorité élevée de 20 %. À 52 semaines, on notait, au moment de l’arrêt des traitements, une supériorité du TCZ par rapport au MTX sur le taux de rémission sans rechute (83 versus 67 % ; p = 0,006), non retrouvée en revanche à la semaine 78.
En pratique
L’étude METOGiA tend donc à montrer la supériorité du TCZ par rapport au MTX pendant que le traitement est en cours. Six mois après avoir stoppé le traitement, sans décroissance, on observe encore une absence de non-infériorité du MTX par rapport au TCZ, mais sans atteindre le seuil de significativité de supériorité du TCZ. Ces résultats suggèrent la nécessité de progressivement décroître les biothérapies dans l’ACG une fois la rémission atteinte, comme cela est fait dans d’autres rhumatismes inflammatoires.
L’étude SELECT-GCA
L’étude SELECT‑GCA soutient d’ailleurs cette idée. L’étude incluait des patients avec ACG, traités par UPA 7,5 mg, UPA 15 mg, ou un placebo. Les données à 1 an avaient déjà été présentées et publiées, les données à 2 ans ont été présentées pendant le congrès de l’ACR 2025. Parmi les patients en rémission à 1 an sous UPA, une nouvelle randomisation en aveugle avait lieu, pour arrêter l’UPA et poursuivre un placebo, ou alors poursuivre l’UPA à la même posologie. L’objectif primaire était l’évaluation du maintien de la rémission à 104 semaines sans reprise des corticoïdes.
Les résultats
De la semaine 52 à la semaine 104, 68,6 % des patients ayant poursuivi l’UPA 15 mg ont maintenu la rémission, contre 28,6 % chez ceux passés de l’UPA au placebo (p < 0,0001), ce qui signifie que le maintien du traitement a permis une réduction de 90 % du risque de poussée sur cette période comparé à un arrêt brutal du traitement.
En pratique
Il restera à déterminer si c’est la durée de traitement sur 1 an ou l’arrêt brutal qui ne permet pas aux patients ACG de maintenir leur rémission.
1. Mahr AD et al. Adjunctive methotrexate for treatment of giant cell arteritis: an individual patient data meta-analysis. Arthritis Rheum 2007 ; 56 : 2789-97.
2. Stone JH et al. Trial of tocilizumab in giant-cell arteritis. N Engl J Med 2017 ; 377 : 317-28.
3. Blockmans D et al. A phase 3 trial of upadacitinib for giant-cell arteritis. N Engl J Med 2025 ; 392 : 2013-24.
• Samson M et al. MEthotrexate versus TOcilizumab for treatment of Giant cell Arteritis (METOGiA trial): a multicenter, randomized, controlled trial. ACR 2025 ; Abst. 0891.
• Schmidt W et al. Efficacy and safety of upadacitinib in giant cell arteritis: 2-year results from the re-randomized, double-blind SELECT-GCA Phase 3 trial. ACR 2025 ; Abst. 0776.
Quelle stratégie thérapeutique pour une disparition des hypermétabolismes aortiques à la TEP‑TDM ?
La disparition des hypermétabolismes aortiques à la TEP‑TDM n’est pas toujours superposable à la rémission clinique, mais elle pourrait conditionner le pronostic aortique. Deux séries observationnelles rétrospectives apportent des éléments sur la stratégie thérapeutique pour éteindre l’hypermétabolisme aortique à la TEP-TDM.
La cohorte française
Dans une cohorte française suivie par TEP‑TDM répétés, 167 patients ont été inclus, 76 traités par corticoïdes seuls, 91 traités par corticoïdes et TCZ. La deuxième TEP était espacée de la première de 8 mois dans le groupe corticoïdes seuls, 12 mois dans le groupe avec TCZ (p < 0,0001). Parmi les patients sous corticoïdes seuls, 41 % avaient une extinction des hypermétabolismes vasculaires, contre 76 % dans le groupe TCZ (p < 0,0001). Il n’y avait en revanche pas de différence significative concernant le taux de rechute (5 versus 12 %, respectivement).
La cohorte espagnole
Une seconde étude, espagnole, a évalué cette fois l’association csDMARDS et TCZ (comboTCZ) par rapport au TCZ seul pour l’obtention d’une rémission à la TEP-TDM. Vingt-quatre mois après le début du traitement par TCZ (seul ou en association), 50 % des patients du groupe comboTCZ étaient en rémission TEP comparé à 16 % du groupe TCZ seul (p = 0,026). À l’instar de l’étude française, il n’y avait pas de différence concernant la rémission clinique. Les effets indésirables, notamment infectieux, n’étaient pas significativement différents entre les deux groupes.
En pratique
Alors que ces deux études nous renseignent sur la meilleure stratégie thérapeutique pour contrôler l’hypermétabolisme aortique des ACG, d’autres études sont encore nécessaires pour savoir si la persistance de cet hypermétabolisme est associée à un risque de dissection aortique.
• De Boysson H et al. Complete metabolic response on PET/CT in giant-cell arteritis-related large vessel vasculitis : comparison of two strategies using glucocorticoids or glucocorticoids + tocilizumab. ACR 2025 ; Abst. 2704.
• Martin-Gutierrez et al. Imaging remission in aortitis associated with giant cell arteritis. Multicenter study with tocilizumab in monotherapy and combined therapy. ACR 2025 ; Abst. 2610.
Sélection Rhumatisme psoriasique et Spondyloarthrite
Dr Théo Wirth
Les anti-IL-23 et les anti-IL-17A diminuent le risque métabolique chez les patients atteints de psoriasis
Le psoriasis est une maladie inflammatoire chronique associée à un risque accru de complications métaboliques. Néanmoins, l’effet des traitements biologiques sur le risque métabolique reste mal compris.
L’étude TARGET
L’essai TARGET, un essai émulé à partir de données de la base TriNetX, a donc été conduit avec l’objectif d’évaluer les risques de développer un diabète et ses complications dans le psoriasis en fonction des traitements biologiques employés.
Les auteurs ont analysé les données de plus de 20 000 patients atteints de psoriasis cutané, suivis entre 2016 et 2024 au sein de 128 structures de soins, via la base internationale TriNetX. L’incidence du diabète et de ses complications (neuropathie, néphropathie, maladie rénale chronique, événements cardiovasculaires majeurs [ECM]) a été comparée chez les patients traités par anti-IL-23, anti-IL-17A ou anti-TNF. Afin d’équilibrer les cohortes, un score de propension a été appliqué avec appariement 1:1 entre les traitements.
Les résultats
Comparés aux patients sous anti-TNF (6 158 patients appariés), les patients sous anti-IL-23 présentaient une réduction significative du risque de diabète (HR : 0,75 ; IC 95 % : 0,63-0,90), de neuropathie (HR : 0,26 ; IC 95 % : 0,16-0,41), de néphropathie (HR : 0,61 ; IC 95 % : 0,38-0,88) et d’ECM (HR : 0,46 ; IC 95 % : 0,34-0,62). De même, les auteurs rapportaient un effet protecteur des anti-IL-17A par rapport aux anti-TNF (5 794 patients appariés) sur le diabète (HR : 0,80 ; IC 95 % : 0,76-0,85), la neuropathie (HR : 0,52 ; IC 95 % : 0,34-0,78) et la néphropathie diabétique (HR : 0,84 ; IC 95 % : 0,70-0,98) ; à l’exception des ECM, où aucune différence n’était observée entre anti-IL-17A et anti-IL-23. Quant aux anti-TNF, il n’était pas observé de réduction significative du risque métabolique par rapport aux patients naïfs de traitement systémique.
En pratique
En dépit des limites propres aux études de bases de données (notamment la prise en compte de la sévérité de la maladie et des facteurs sociaux), ces résultats suggèrent un effet protecteur des anti-IL-23 et des anti-IL-17A sur les complications métaboliques associées au psoriasis. Un argument qui suggère l’intégration du profil métabolique dans le choix de la thérapie ciblée.
• Mahajan A et al. Diabetes risk in psoriasis patients treated with biologic disease-modifying antirheumatic drugs: target trial emulation using nationwide data. ACR 2025 ; Abst. 0790.
Le TEP/TDM au Ga-FAPI-04 pourrait-il prédire le développement d’un rhumatisme psoriasique dans le psoriasis avec arthralgies ?
L’imagerie TEP/TDM au 68Ga-FAPI-04 est une technique d’imagerie nucléaire par TEP qui cible la protéine d’activation fibroblastique (Fibroblast Activation Protein [FAP]), exprimée à la surface des fibroblastes activés. Des données préliminaires rapportaient une absorption synovio-enthésiale accrue du traceur chez les patients atteints de psoriasis (PsO) avec arthralgies.
L’étude
Dans la continuité de ces données, l’objectif de cette étude était d’évaluer le risque de développer, chez les patients atteints d’un PsO avec arthralgie, un rhumatisme psoriasique (RPso) en fonction de l’absorption du traceur.
Une TEP/TDM corps entier au 68Ga-FAPI-04 a été réalisé chez 44 patients atteints de PsO et souffrant d’arthralgie puis suivis longitudinalement. À l’inclusion, 36 patients présentaient une fixation significative du traceur, principalement au niveau des grosses articulations. Les patients positifs au FAPI avaient un IMC et un DAS28-CRP significativement plus élevés.
Les résultats
Au terme d’un suivi moyen de 42 semaines, 18 patients ont développé un RPso selon les critères CASPAR. Parmi eux, 17 présentaient un TEP/TDM FAPI positif à l’inclusion tandis qu’un seul était TEP/TDM FAPI négatif. Cela équivalait à un risque six fois supérieur de développer un RPso en cas de PsO avec arthralgie et FAPI positif (HR : 6,55 ; IC 95 % : 0,85-50,8 ; p-value : 0,04).
Ce résultat doit cependant être interprété avec prudence. Bien que statistiquement significatif, l’intervalle de confiance est très large, reflet direct de la faible taille d’échantillon et du déséquilibre entre les groupes.
En pratique
La TEP/TDM au FAPI pourrait donc être une technique d’imagerie prédictive de l’évolution des arthralgies avec PsO vers le RPso et ouvrir la voie vers des stratégies de prévention du RPso dans ces populations. Toutefois, ces données nécessitent une validation sur de plus larges cohortes.
• Corte G et al. Ga-FAPI-04 PET/CT reveals increased fibroblast activation in synovial and enthesial tissues of psoriasis patients with arthralgia and predicts the development of psoriatic arthritis. ACR 2025 ; Abst. 2613.
Effet du deucravacitinib sur l’activité de la maladie chez les patients atteints de rhumatisme psoriasique
Le deucravacitinib est le premier inhibiteur sélectif de la tyrosine kinase 2 (TYK2) administré par voie orale. Déjà approuvé dans la prise en charge du PsO, il a montré une efficacité supérieure à celle du placebo à 16 semaines (S16) de traitement dans le RPso (étude de phase III – POETYK PsA-1 [NCT04908202] et PsA-2 [NCT04908189]). Les résultats à S52 de l’étude POETYK PsA-1 ont été présentés en Late-Breaking Abstract.
L’étude POETYK PsA-1
Le schéma de l’étude était le suivant : 670 patients atteints de RPso et naïfs de thérapie ciblée ont été randomisés, recevant deucravacitinib 6 mg/j (n = 336) ou un traitement placebo (n = 334) jusqu’à S16. Le critère de jugement principal était le score ACR20 à S16. L’intégralité des patients recevait du deucravacitinib après la 16e semaine (Fig. 1).

Figure 1 – Protocole expérimental de l’étude POETYK PsA-1.
Les résultats
L’analyse en intention de traiter confirmait une amélioration progressive de l’ACR20, de l’ACR50 et de l’ACR70 jusqu’à S24, maintenue à S52 (Fig. 2). Des résultats similaires étaient observés concernant les scores PASI75 et MDA ainsi que les scores HAQ, SF36 et FACIT-fatigue. L’analyse post hoc de la progression structurale rapportait une atténuation des lésions dès S16, conservée à S52. Aucun nouveau signal de sécurité n’a été identifié à ce stade, notamment en termes d’événements cardiovasculaires, thrombotiques ou infectieux opportunistes.

Figure 2 – Les réponses ACR s’améliorent jusqu’à S24 et se stabilisent jusqu’à S52.
En pratique
Après avoir démontré une efficacité rapide et multidimensionnelle, puis confirmé son maintien dans le temps, il semblerait que le deucravacitinib ait sa place dans l’arsenal thérapeutique oral du RPso. Toutefois, sa place dans la stratégie thérapeutique reste à définir, ce qui nécessitera des études complémentaires, notamment face aux thérapies ciblées de référence.
• Van Der Heidje D et al. Efficacy and safety of deucravacitinib up to week 52: a multicenter, randomized, double-blind, placebo-controlled, phase 3 study in patients with active psoriatic arthritis who are naive to biologic disease-modifying antirheumatic drugs. ACR 2025 ; Abst. LB20.
L’étude EBIO : un effet des anti-IL-17A sur la dynamique ostéoblastique et fibroblastique au sein des enthèses de rhumatisme psoriasique
L’analyse moléculaire et cellulaire de l’enthèse était jusqu’à présent compliquée au vu de la difficulté d’obtention de tissus de bonne qualité. Bien que l’IL-17 semble jouer un rôle central dans la pathogenèse de l’enthésite du RPso sur modèles pré-cliniques et lors de l’analyse de tissus chirurgicaux, l’effet des anti-IL-17A à l’échelle tissulaire reste méconnu.
L’étude EBIO
Dix patients atteints de RPso présentant une enthésite active du coude, naïfs de traitement biologique, mais en échec d’une 1re ligne de traitement conventionnel (csDMARDs), ont bénéficié de biopsies mini-invasives guidées par échographie de l’épicondyle latéral, avant et après 6 mois de traitement par sécukinumab.
Les résultats
À 6 mois, une amélioration significative du DAPSA et une nette diminution du signal Doppler échographique témoignaient de l’efficacité clinique du traitement. À l’échelle tissulaire, on observait une nette réduction des cellules IL-17A+, ainsi qu’une induction de cellules IL-C2, de fibroblastes exprimant CD200 et DKK3 – marqueurs d’un profil pro-résolutif – et une baisse de l’activité transcriptionnelle des ostéoblastes. Les effets indésirables étaient légers et bien tolérés.
En pratique
L’étude EBIO apporte un éclairage inédit sur les effets des anti-IL-17A à l’échelle tissulaire, montrant un effet du traitement sur l’activité ostéoblastique et la plasticité fibroblastique.
Finalement, bien qu’on regrette l’absence de bras comparateur sain ou d’une comparaison à des enthésites d’origine mécanique, cette étude reste pionnière dans l’analyse détaillée de la structure enthésitique tout en démontrant sa faisabilité.
• Raimondo MG et al. Effects of IL-17A inhibition on entheseal osteoblast and fibroblast dynamics in psoriatic arthritis: insights from the EBIO biopsy study. ACR 2025 ; Abst. 0878.
Des auto-antigènes ciblés par les lymphocytes T ont été identifiés dans l’axSpA et l’uvéite antérieure aiguë
La théorie du peptide arthritogène dans la spondyloarthrite axiale (axSpA) est ancienne, mais l’auto-antigène impliqué n’a jamais été identifié de manière convaincante.
L’étude
Afin de dévoiler de potentiels auto-antigènes dans l’axSpA, Weinheimer AS et al. ont isolé des lymphocytes T CD8+ à partir du liquide synovial de patients atteints d’axSpA et de l’humeur aqueuse de patients atteints d’uvéite antérieure aiguë (UAA). Un séquençage TCR au niveau unicellulaire a permis d’identifier 42 clonotypes TCR α/β uniques dans l’axSpA et 113 dans l’UAA. Ces TCR, ainsi que 14 clonotypes supplémentaires provenant de la littérature, ont été synthétisés et exprimés dans des cellules T recombinantes, puis testés à l’aide de la plateforme TargetScan.
TargetScan utilise une bibliothèque de cellules exprimant des fragments du protéome humain, présentés naturellement via la voie de classe I par des cellules génétiquement modifiées pour exprimer l’allèle HLA associé à chaque maladie (HLA-B27:05 pour l’axSpA, HLA-A29:02 pour l’UAA).
Les résultats
Ce criblage a permis d’identifier plus de 10 cibles antigéniques putatives pour l’axSpA et deux pour l’UAA. Ces candidats ont ensuite été validés par des tests d’activation fonctionnelle de lymphocytes T exprimant les TCR correspondants, et les épitopes minimaux reconnus ont été cartographiés afin de définir les séquences centrales nécessaires à la reconnaissance.
En pratique
Bien que ces résultats nécessitent encore une validation approfondie dans des contextes tissulaires et pathologiques plus pertinents, l’identification de ces auto-antigènes reconnus par les cellules T CD8 dans l’axSpA et l’UAA est une avancée significative vers la mise en évidence d’un peptide arthritogène. Mais, surtout, ces données ouvrent la voie au développement de stratégies thérapeutiques ciblant spécifiquement ces antigènes, notamment des approches tolérogènes visant à restaurer une régulation immunitaire adaptée.
• Weinheimer AS et al. TargetScan platform identifies targets of CD8+ T cells in ankylosing spondylitis and birdshot uveitis. ACR 2025 ; Abst. 0888.
Les auteurs déclarent ne pas avoir de liens d’intérêt en rapport avec cet article.

