Les spondylarthrites sont-elles encore ankylosantes à l’ère des biomédicaments ?

Résumé
La gravité de la spondylarthrite ankylosante tient à ses manifestations extra-articulaires, ophtalmiques, digestives et cardiaques, mais également à l’atteinte structurale qui peut aboutir à une ankylose irréversible du rachis en raison d’une néoformation osseuse. Cette ankylose est alors associée, en plus d’une altération de la qualité de vie, à des risques d’insuffisance respiratoire, infectieux et de fracture vertébrale avec complications neurologiques. Il est donc logique d’espérer des traitements ciblés, outre un effet symptomatique, une certaine efficacité sur ces ankyloses.

Abstract
Are spondyloarthritis still ankylosing in the age of biomedicines?
The severity of ankylosing spondylitis is due to its ophthalmic, digestive and cardiac extra-articular manifestations, but also to the structural damage that can lead to irreversible ankylosis of the spine due to new bone formation. This ankylosis is then associated, in addition to an altered quality of life, with risks of respiratory insufficiency, infectious and vertebral fracture with neurological complications. It is therefore logical with targeted treatments to expect, in addition to a symptomatic effect, to have a certain efficacy on these ankyloses.

Introduction

Nous aurions pu formuler la question ainsi : Les spondylarthrites sont-elles encore ankylosantes au XXIe siècle ? Si l’on en croit les rhumatologues les plus expérimentés, les grandes ankyloses se font rares. Indépendamment des traitements, l’évolution naturelle de la spondylarthrite ankylosante (SA) à l’échelle d’une population tend-elle vers des formes moins sévères sur le plan structural ? N’y aura-t-il plus que des spondyloarthrites non radiographiques (nr-SpA) en 2100 ? La spondylose rhizomélique, ancêtre nosographique de la SA décrite par Pierre Marie à la fin du XIXe siècle, était présentée comme une ankylose du rachis mais également par une ankylose des articulations coxo-fémorales et à moindre mesure des épaules. Cette forme sévère est quasiment inconnue des rhumatologues actuels alors que les auteurs du début du XXe siècle en faisait une maladie non rare. Cette disparition de la spondylose rhizomélique est-elle liée à l’évolution de facteurs environnementaux tels que les infections, la pollution, l’alimentation, ou à l’utilisation dès les années 1950 des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) ? Dans cet article, nous faisons le point sur les éléments scientifiques à notre disposition concernant l’effet structural des AINS et des biomédicaments dans la SA. Les traitements ciblés disponibles en France fin janvier 2021 sont représentés dans le tableau 1.

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