Une PR active prédit un risque plus élevé de pneumopathie interstitielle (PID)...

Une PR active prédit un risque plus élevé de pneumopathie interstitielle (PID) cliniquement symptomatique. Etude prospective de cohorte.

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Les équipes de rhumatologie et de pneumologie de Boston (USA) ont présenté ce travail sur les PID incidentes cliniquement patentes au cours du suivi d’une cohorte de 1 181 patients atteints de PR et suivis entre 2003 et 2016. Le suivi était donc de 13 141 patients année avec un suivi moyen de 8 ans.

Sur cette période, ils ont identifié 86 cas de PID cliniquement patentes. Le risque de PID augmentait selon le niveau d’activité de la PR à l’inclusion dans la cohorte. En analyse multivariée, le risque exprimé en hazard ratio (HR) augmentait selon le ADS 28-CRP. La référence était la rémission à T0 (HR =1), 0,87 pour la faible activité, 2.31 (1,15-4,46) pour l’activité modérée, et HR 2,27 (1,09-4,73) pour la forte activité ; p en tendance = 0,001). La comparaison rémission/faible activité versus moyenne/forte activité donnait un HR de 2,41 pour le risque de développer une PID. La positivité pour le facteur rhumatoïde était fortement associée au risque de PID, comme dans le travail français présenté par Pierre-Antoine Juge en plénière.

Ainsi dans cette large cohorte, le suivi prospectif des PID cliniquement apparentes montre une relation avec l’activité de la PR. Des études de réplication sont nécessaires pour apprécier l’effet du treat to target.

Référence Abstract 884

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